Quelle est la différence entre un taxi et un VTC ? Les 12 points
Réglementation française. Pour la Belgique, la Suisse, le Luxembourg et le Maroc, voir les guides par pays.
Le taxi a une autorisation de stationnement du maire, peut être hélé dans la rue et applique des tarifs réglementés : en 2026, 8 euros minimum par course, 4,48 euros de prise en charge et 1,30 euro par kilomètre au maximum. Le VTC travaille uniquement sur réservation et fixe librement ses prix, annoncés avant la course. Les deux relèvent de la TVA à 10 % (20 % pour une mise à disposition à l'heure sans destination fixée).

Taxi et VTC transportent tous deux des personnes contre rémunération, avec un chauffeur titulaire d'une carte professionnelle et un véhicule contrôlé. Tout le reste diffère : le titre d'exploitation, le droit d'être hélé, le mode de fixation des prix, les équipements obligatoires et l'accès aux voies réservées.
Voici les douze différences, chiffres 2026 à l'appui, puis le détail de chacune.
Le tableau des 12 différences
| # | Point de comparaison | Taxi | VTC |
|---|---|---|---|
| 1 | Titre d'exploitation | Autorisation de stationnement délivrée par le maire, ou le préfet de police à Paris | Inscription au registre des exploitants VTC, 170 € pour 5 ans |
| 2 | Maraude | Autorisée : le véhicule peut être hélé dans la rue | Interdite : réservation préalable obligatoire |
| 3 | Stationnement en attente | Autorisé dans les stations de taxis de la commune de rattachement | Interdit dans les stations de taxis et sur la voie publique en attente de client |
| 4 | Tarification | Réglementée par arrêté annuel, revalorisée au 1er février | Libre, annoncée avant la réservation |
| 5 | Prix 2026 | 8 € minimum par course, 4,48 € de prise en charge et 1,30 €/km au maximum, 42,15 € l'heure d'attente | Aucun plafond ni plancher réglementaire, majorations de forte demande possibles |
| 6 | Prix connu à l'avance | Non, il dépend du compteur | Oui, communiqué avant la confirmation |
| 7 | Équipement de mesure | Compteur horokilométrique obligatoire | Aucun compteur, calcul par l'application ou le devis |
| 8 | Signe distinctif | Lumineux sur le toit avec la commune de rattachement, plaque d'autorisation visible | Vignette rouge dans l'angle du pare-brise avant et de la lunette arrière |
| 9 | Contraintes de véhicule | Compteur, terminal de paiement par carte, imprimante, application agréée | Moins de 7 ans, 4 portes, 4,50 m sur 1,70 m, 84 kW (dimensions et puissance : exception pour certains hybrides et électriques), 4 à 9 places |
| 10 | Zone d'exercice | Maraude limitée à la commune ou au ressort de l'autorisation | Pas de zone imposée, mais retour à la base après la course |
| 11 | Cessibilité du titre | Autorisation achetée cessible après 5 ans d'exploitation ; autorisation gratuite délivrée depuis le 1er octobre 2014 incessible et valable 5 ans | Inscription au registre non cessible, attachée à l'entreprise |
| 12 | Fiscalité et facturation | TVA de 10 % sur le transport de voyageurs (20 % pour une mise à disposition horaire sans destination fixée à l'avance), note obligatoire dès 25 € TTC | TVA de 10 % sur le transport de voyageurs (20 % pour une mise à disposition horaire sans destination fixée à l'avance), note obligatoire dès 25 € TTC |
Quel est le titre qui autorise à exercer ?
Le taxi exerce grâce à une autorisation de stationnement, souvent appelée licence. Elle est délivrée par le maire, ou par le préfet de police à Paris, et elle est nominative. On l'obtient soit gratuitement en s'inscrivant sur une liste d'attente en mairie, avec des délais qui atteignent plusieurs années dans les grandes villes, soit en la rachetant à un titulaire. Le prix de marché va de 30 000 à 300 000 euros selon la commune, d'après service-public.fr.
Le VTC n'a pas d'autorisation de stationnement. L'exploitant s'inscrit au registre des exploitants VTC pour 170 euros et cinq ans, et justifie d'une capacité financière de 1 500 euros par véhicule lorsque celui-ci n'est ni en propriété ni loué pour au moins six mois.
Cette différence explique presque tout le reste : l'autorisation de stationnement est un droit d'occuper la voirie, et c'est ce droit qui ouvre la maraude.
Qu'est-ce qui change sur la maraude et la réservation ?
Le taxi peut être hélé dans la rue et attendre en station. Le VTC ne peut ni l'un ni l'autre : la réservation préalable est obligatoire, et il ne peut pas stationner dans une station de taxis. La DGCCRF le formule ainsi : les taxis en dehors de leur zone de maraude, les VTC et les motos pro doivent toujours faire l'objet d'une réservation préalable.
C'est le point de contrôle le plus fréquent, et le plus sanctionné.
Comment se calcule le prix ?
Les tarifs du taxi
Ils sont fixés par un arrêté annuel, en vigueur au 1er février. Pour 2026, les plafonds sont les suivants.
- Montant minimum de la course : 8 euros, suppléments compris, pour tous les taxis.
- Prise en charge : 4,48 euros au maximum.
- Tarif kilométrique : 1,30 euro au maximum par kilomètre parcouru.
- Heure d'attente : 42,15 euros au maximum.
Des suppléments réglementés peuvent s'ajouter, et ils doivent être affichés dans le véhicule. Le client ne connaît le prix qu'à l'arrivée, puisqu'il dépend du compteur.
Les tarifs du VTC
Ils sont libres. Ce que la réglementation impose, c'est l'information : le prix ou son mode de calcul est communiqué avant la réservation, et il engage le prestataire. En contrepartie, les plateformes appliquent des majorations en période de forte demande, ainsi que des frais d'annulation et d'attente, qui doivent être précisés avant confirmation.
Pour les deux professions, une note est obligatoire dès que la course atteint 25 euros toutes taxes comprises, remise avant paiement sur papier ou par voie électronique.
Quels équipements sont obligatoires ?
Le taxi doit disposer d'un compteur horokilométrique, d'un lumineux sur le toit indiquant la commune de rattachement, d'une plaque d'autorisation visible, d'un terminal de paiement par carte et d'une imprimante.
Le VTC n'a pas de compteur ni de lumineux. Il porte une vignette rouge dans l'angle du pare-brise avant et de la lunette arrière, et le conducteur présente sa carte professionnelle. En revanche, le véhicule doit respecter des caractéristiques précises : moins de sept ans, quatre portes, 4,50 mètres sur 1,70 mètre, 84 kilowatts et de 4 à 9 places conducteur compris. Les hybrides et électriques relevant des catégories prévues par le code des transports échappent aux critères de dimensions et de puissance.
Qui exerce où ?
La maraude du taxi est limitée au ressort de son autorisation. En dehors, il redevient soumis à la réservation préalable, exactement comme un VTC.
Le VTC n'a pas de zone imposée, mais il doit regagner son lieu d'établissement ou un stationnement hors voie publique entre deux courses, sauf s'il justifie d'une réservation.
Sécurité, contrôle et litiges
Les deux professions exigent une carte professionnelle valable cinq ans, un bulletin numéro 2 compatible avec le métier, une visite médicale et une formation continue pour le renouvellement. Pour le taxi, cette formation continue représente 14 heures, à suivre trois mois avant l'échéance.
Les plateformes de VTC ajoutent le suivi du trajet et la notation à chaque course, ce qui produit une qualité de service plus homogène mais aussi une pression sur le chauffeur. Un litige sur un tarif ou une pratique se signale sur signal.conso.gouv.fr, avec l'immatriculation du véhicule.
Quel service pour quel besoin ?
Une prise en charge immédiate en centre-ville, sans application ni réservation, penche pour le taxi. Un transfert planifié avec un prix connu à l'avance, ou une mise à disposition de plusieurs heures, penche pour le VTC. Sur les trajets conventionnés d'assurance maladie et sur les courses hélées, le taxi conserve un domaine réservé que le VTC ne peut pas servir.
Pour aller plus loin sur le régime VTC, voyez ce que veut dire VTC et la réglementation VTC. Sur le transport de groupes, qui relève encore d'un autre régime, voyez la différence entre VTC et capacitaire.
Ce qu'il faut retenir
- La différence de fond tient au titre : autorisation de stationnement pour le taxi, inscription au registre à 170 euros pour le VTC.
- Le taxi peut être hélé et stationner en station. Le VTC travaille uniquement sur réservation préalable.
- Tarifs taxi 2026 : 8 euros minimum par course, 4,48 euros de prise en charge, 1,30 euro par kilomètre, 42,15 euros l'heure d'attente, plafonds fixés par arrêté.
- Tarifs VTC libres, mais annoncés avant la réservation. Note obligatoire dès 25 euros toutes taxes comprises pour les deux.
- Signes distinctifs : lumineux et compteur pour le taxi, vignette rouge avant et arrière pour le VTC.
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